Vacation

Sam Goodchild

Sam Goodchild « Le moral est bon, je suis content. Forcément, être en tête, ça fait du bien, même si avec le dernier classement je ne le suis plus. Pour l’instant, la course se déroule comme je le veux. Le seul point un peu embêtant, c’est le sommeil : cette nuit a été compliquée avec des conditions hyper instables, on passait de 10 à 20 nœuds avec des changements de direction incessants sous les nuages. C’est difficile de se reposer dans ces cas-là, mais on fait au mieux pour faire avancer le bateau. Le passage du Fastnet était magnifique. La mer était belle et plate, ce qui nous a permis de bien observer le rocher ; j’ai pu envoyer quelques photos et vidéos. C’est impressionnant de faire ce virage à 180° autour du phare : on arrive du large, on tourne et on repart. C’est un symbole tellement fort de la voile qu’on ne s’en lasse jamais. Je me suis d’ailleurs promis d’y retourner un jour par la terre pour découvrir l’Irlande, ça a l’air superbe. En ce moment, ça déboule fort vers le waypoint Guy Cotten. C’est très instable mais rapide, j’ai eu une petite risée à 27 nœuds tout à l’heure, c’est cool ! La direction de course a de nouveau adapté le parcours en raccourcissant le passage par Gallimard pour s’assurer que tout le monde soit rentré pour la remise des prix. Ça complexifie un peu la stratégie car la zone de pétole à venir est moins claire à aborder. On est tous sur la même ligne pour l’instant, la question sera de savoir quand empanner pour aller chercher la marque et négocier cette dernière transition majeure avant le final au près dans le Golfe. C’est là que tout peut se jouer. »

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Elodie Bonafous

Elodie Bonafous « Le moral a été au beau fixe, surtout sur le bord de reaching entre le Fastnet et Guy Cotten. C’était le bonheur absolu : une vitesse incroyable, un bateau qui volait avec un équilibre parfait, le tout sous le soleil et sur une mer plate. On a vraiment pu profiter de la vue du phare, c’était un après-midi magnifique. Cependant, la nuit a été nettement plus difficile. Après le passage du waypoint Guy Cotten, j’ai d’abord pas mal galéré lors d’un changement de voile dans un vent très instable. Ensuite, j’ai subi un problème technique : le jockey pool a cassé, ce qui m’a obligée à m’arrêter un moment. À cause de cela, j’ai perdu l’avance que j’avais réussi à creuser et je n’ai pas pu dormir depuis un bon moment, car le bateau demande une attention constante. Malgré tout, je garde le moral ; je sais que les soucis techniques font partie de la course et mon objectif est de rester rapide et opportuniste pour grappiller chaque mille possible. Le parcours a été raccourci, mais la fin s’annonce complexe à cause d’un col anticyclonique et d’une petite dépression vers l’Espagne qui perturbe les prévisions. On va finir ce bord, commencé au portant, par une remontée au près en récupérant le vent de cette dépression. Pour les prochaines heures, l’enjeu majeur sera de bien négocier la descente en bordure de l’anticyclone sans tomber dans la molle, tout en se plaçant idéalement pour toucher le nouveau flux de vent. Je n’ai pas encore pu affiner toute ma stratégie à cause des réparations, mais j’ai une bonne vision globale de ce qui nous attend. » Ce bord est assez exigeant. Nous naviguons à un angle très serré sous J0 avec un vent instable, tant en direction qu’en intensité. J’espérais gagner un peu de terrain sur les leaders, mais ils naviguent très vite et très bien. C’est intense à bord et je donne tout ce que je peux pour maintenir la cadence. C’est aussi un vrai défi pour la direction de course de gérer ce parcours. Le vent va faiblir à nouveau et il est difficile de placer les waypoints de manière à nous faire arriver à temps. Cela dit, il reste encore beaucoup de chemin et plusieurs transitions à négocier. La prochaine grande étape sera le passage du waypoint Guy Cotten, où il faudra faire un choix de voile crucial. Il est possible que nous devions passer sur une voile plus grande ; comme cela se fera de nuit, il faudra être extrêmement vigilant lors de la manœuvre. Les zones de petits airs semblent nous suivre sur tout le parcours. Globalement, je suis très heureuse. J’apprends énormément. Naviguer sur ce bateau en solitaire est une expérience totalement différente de la navigation en équipage. Je continue de pousser et de progresser. Cheers ! » Ce bord est assez exigeant. Nous naviguons à un angle très serré sous J0 avec un vent instable, tant en direction qu’en intensité. J’espérais gagner un peu de terrain sur les leaders, mais ils naviguent très vite et très bien. C’est intense à bord et je donne tout ce que je peux pour maintenir la cadence. C’est aussi un vrai défi pour la direction de course de gérer ce parcours. Le vent va faiblir à nouveau et il est difficile de placer les waypoints de manière à nous faire arriver à temps. Cela dit, il reste encore beaucoup de chemin et plusieurs transitions à négocier. La prochaine grande étape sera le passage du waypoint Guy Cotten, où il faudra faire un choix de voile crucial. Il est possible que nous devions passer sur une voile plus grande ; comme cela se fera de nuit, il faudra être extrêmement vigilant lors de la manœuvre. Les zones de petits airs semblent nous suivre sur tout le parcours. Globalement, je suis très heureuse. J’apprends énormément. Naviguer sur ce bateau en solitaire est une expérience totalement différente de la navigation en équipage. Je continue de pousser et de progresser. Cheers ! » Heureusement, j’ai bien dormi cette nuit. C’était une longue nuit de navigation au près et le bateau se gérait très bien tout seul. J’ai pu enchaîner les siestes à côté de la table à cartes. Il a fallu rester vigilant pour éviter quelques pêcheurs, mais tout s’est bien passé. Aujourd’hui, on se prépare à contourner le mythique phare du Fastnet. Je pense qu’on y sera dans le courant de l’après-midi. Et après ça, on file d’ici ! Il fait trop froid, on rentre en France retrouver le soleil ! À bientôt ! »

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Francesca Clapcich

Francesca Clapcich « Le moral à bord est bon. Je commence à ressentir un peu de fatigue, mais c’est tout à fait normal. Passer le Fastnet de jour est toujours un moment spécial ; j’ai déjà eu l’occasion d’en faire le tour plusieurs fois, mais rarement à la lumière du jour, donc c’était vraiment génial. Ce bord est assez exigeant. Nous naviguons à un angle très serré sous J0 avec un vent instable, tant en direction qu’en intensité. J’espérais gagner un peu de terrain sur les leaders, mais ils naviguent très vite et très bien. C’est intense à bord et je donne tout ce que je peux pour maintenir la cadence. C’est aussi un vrai défi pour la direction de course de gérer ce parcours. Le vent va faiblir à nouveau et il est difficile de placer les waypoints de manière à nous faire arriver à temps. Cela dit, il reste encore beaucoup de chemin et plusieurs transitions à négocier. La prochaine grande étape sera le passage du waypoint Guy Cotten, où il faudra faire un choix de voile crucial. Il est possible que nous devions passer sur une voile plus grande ; comme cela se fera de nuit, il faudra être extrêmement vigilant lors de la manœuvre. Les zones de petits airs semblent nous suivre sur tout le parcours. Globalement, je suis très heureuse. J’apprends énormément. Naviguer sur ce bateau en solitaire est une expérience totalement différente de la navigation en équipage. Je continue de pousser et de progresser. Cheers ! » Ce bord est assez exigeant. Nous naviguons à un angle très serré sous J0 avec un vent instable, tant en direction qu’en intensité. J’espérais gagner un peu de terrain sur les leaders, mais ils naviguent très vite et très bien. C’est intense à bord et je donne tout ce que je peux pour maintenir la cadence. C’est aussi un vrai défi pour la direction de course de gérer ce parcours. Le vent va faiblir à nouveau et il est difficile de placer les waypoints de manière à nous faire arriver à temps. Cela dit, il reste encore beaucoup de chemin et plusieurs transitions à négocier. La prochaine grande étape sera le passage du waypoint Guy Cotten, où il faudra faire un choix de voile crucial. Il est possible que nous devions passer sur une voile plus grande ; comme cela se fera de nuit, il faudra être extrêmement vigilant lors de la manœuvre. Les zones de petits airs semblent nous suivre sur tout le parcours. Globalement, je suis très heureuse. J’apprends énormément. Naviguer sur ce bateau en solitaire est une expérience totalement différente de la navigation en équipage. Je continue de pousser et de progresser. Cheers ! » Heureusement, j’ai bien dormi cette nuit. C’était une longue nuit de navigation au près et le bateau se gérait très bien tout seul. J’ai pu enchaîner les siestes à côté de la table à cartes. Il a fallu rester vigilant pour éviter quelques pêcheurs, mais tout s’est bien passé. Aujourd’hui, on se prépare à contourner le mythique phare du Fastnet. Je pense qu’on y sera dans le courant de l’après-midi. Et après ça, on file d’ici ! Il fait trop froid, on rentre en France retrouver le soleil ! À bientôt ! »

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Nico D’Estais

Nico D’Estais Vacation du 05/05 « Et bien, on est arrivés en Irlande. Le ciel est super gris et on a perdu 10 degrés en une seule journée ! C’est ambiance ciré, bottes et bonnet, avec un réveil un peu frisquet. Heureusement, j’ai bien dormi cette nuit. C’était une longue nuit de navigation au près et le bateau se gérait très bien tout seul. J’ai pu enchaîner les siestes à côté de la table à cartes. Il a fallu rester vigilant pour éviter quelques pêcheurs, mais tout s’est bien passé. Aujourd’hui, on se prépare à contourner le mythique phare du Fastnet. Je pense qu’on y sera dans le courant de l’après-midi. Et après ça, on file d’ici ! Il fait trop froid, on rentre en France retrouver le soleil ! À bientôt ! »

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Violette Dorange

Violette Dorange Vacation du 05/05 « On est actuellement en route vers le Fastnet. On a eu du vent jusqu’à environ 18 nœuds au maximum. Les bateaux se sont mis à voler, donc c’est chouette ! On est trois concurrents au coude-à-coude : il y a Corentin, Élodie et moi. Ça joue et ça bataille pas mal entre nous ! » Ces longues heures dans la molle se sont plutôt bien passées. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu une telle pétole en mer ! J’ai dû faire preuve de patience et rester très concentrée sur le bateau, car le vent changeait régulièrement. Toutes les 10 à 15 minutes, une petite risée arrivait, il fallait donc être extrêmement réactive sur chaque réglage. Au final, j’ai très peu dormi hier ; je pensais avoir des créneaux pour me reposer, mais ça n’a pas été possible du tout.  Je suis super heureuse de retourner au Fastnet une nouvelle fois. J’ai l’impression de l’avoir contourné souvent, mais à chaque fois, je trouve ça magnifique. C’est un rocher mythique avec son phare, c’est vraiment très beau. Pour l’aborder, il y a une manœuvre de contournement assez importante à ne pas rater. En plus, il va y avoir un peu moins d’air, donc je vais essayer de faire ça bien. Concernant la suite, sur le bord jusqu’au waypoint Guy Cotten, il y a une évolution de la trajectoire. Ça change un peu notre angle par rapport au vent, ce qui nous ouvre le bord. Il est possible qu’il y ait un changement de voile à prévoir sur ce parcours. Je vais étudier ça de très près dans les prochaines heures, d’ici le passage du Fastnet. »

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Elodie Bonafous

Elodie Bonafous Vacation du lundi 4 mai « Pour mon premier départ en solitaire, j’avoue qu’au moment où l’équipe est descendue du bateau et qu’il restait dix minutes avant le lancement de la procédure, j’ai eu un coup de stress pendant ce temps mort. J’ai essayé de me focaliser sur le placement, et une fois la procédure lancée, j’ai vite switché dans ma bulle. J’étais au taquet et je suis hyper contente de mon départ, car je n’en avais pas fait de très bons à l’entraînement. C’est la preuve que l’entraînement paie, c’était un chouette lancement. À l’heure actuelle (lundi 4 mai, ndr), je fais du ‘flop-flop’ à côté du DST d’Ouessant, comme c’était prévu. Ce n’est pas facile de faire avancer le bateau ; c’est un peu dur parce que ça a plutôt tendance à s’échapper par devant. On s’arrête dans la molle en même temps, mais ceux de devant repartent plus tôt à chaque fois. J’essaie de tout donner pour ne pas lâcher trop de milles et éviter que les copains de devant ne disparaissent. L’objectif actuel est de traverser cette bulle en faisant du Nord-Nord-Ouest pour aller récupérer le vent de Nord-Est plus tard demain, en fin de journée. Je vais step by step. Pour le passage du DST, je suis restée sur quelque chose de pas trop risqué en restant au Sud avec la flotte. Le but est vraiment de récupérer le vent après avoir passé le petit centre dépressionnaire. Les derniers routages sont un peu différents de ce qu’on avait vu en préparation de navigation : ils vont chercher assez proche des Scilly au final, et ça passe même par un empannage avec la configuration actuelle. On verra comment se passe la transition, mais quand je retoucherai le vent de Nord-Est, l’objectif sera de continuer le plus au Nord-Ouest possible pour aller au plus vite dans cette nouvelle zone de vent, un peu figée et bloquée par la pointe de Land’s End. Cela nous fera monter un peu plus Nord que prévu. Une fois dedans, ce sera un bon tribord, plus facile et plus à l’aise, où on pourra se reposer et regarder pour la suite. Sur quoi je vais me concentrer ? Pour l’instant, c’est vraiment de faire marcher le bateau vite. À partir de demain matin, je réfléchirai vraiment au placement par rapport à la flotte pour le grand tribord vers le Fastnet. Mais avant tout, je veux sortir de là rapidement. »

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