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Le ciel comme arbitre

Le ciel comme arbitre Après un passage du rocher du Fastnet presque idyllique et un grand bord de reaching grisant vers la marque virtuelle Guy Cotten, la 1000 Race a basculé dans une nouvelle phase particulièrement instable. La flotte, qui a débordé ce point entre 23h hier et 5h ce matin, fait désormais route vers le waypoint Gallimard, légèrement remonté par la direction de course à la latitude de Bordeaux, toujours sur la longitude du cap Finisterre. Sur la cartographie, les trajectoires commencent sérieusement à s’éparpiller. Options sud pour certains, routes plus nord pour d’autres, écarts latéraux de plus en plus marqués : chacun tente de composer au mieux avec une météo extrêmement changeante. Vent de nord erratique, nuages omniprésents, différences de pression brutales : les IMOCA enchaînent les phases de vol et les ralentissements soudains. De quoi rendre les vitesses difficiles à lire, les pointages franchement trompeurs, et la suite de la course toujours aussi ouverte. Les nuages aux commandes Depuis quelques heures, les marins composent avec un flux nerveux, capable de passer de 10 à 20 nœuds et de basculer de 30 à 40 degrés. « Tu peux avoir un bateau décalé de quelques milles qui va beaucoup plus vite, sans comprendre pourquoi », a résumé Corentin Horeau (MACSF). Dans ces conditions, chaque risée compte, chaque molle coûte, et la réussite tient parfois à peu de chose. « Tu as l’impression d’avoir beaucoup d’avance, puis en un nuage, tout est redistribué », a-t-il poursuivi. Violette Dorange (Initiatives Cœur) a décrit la même mécanique, très visible à bord des foilers : « On est constamment à la limite du vol. Dès qu’il y a 15 nœuds, le bateau s’élève et atteint 20 nœuds. Dès que ça mollit, il se repose et ralentit à 10 nœuds. » Résultat : des écarts de vitesse spectaculaires, parfois difficiles à interpréter depuis la cartographie. « Ça bouge beaucoup », a-t-elle détaillé. Une réalité que chacun expérimente désormais à sa manière sur le plan d’eau. Au nord de la flotte, Arnaud Boissières (APRIL Marine – Recherche co-Partenaires) a lui payé l’addition d’un grain mal placé au passage du waypoint Guy Cotten : « Il est arrivé avec beaucoup de pluie, puis le vent est complètement tombé. Quand ce dernier est revenu, j’avais déjà perdu pas mal de terrain », a souligné le Sablais qui ferme la marche. Pas de quoi, cependant, entamer son appétit pour cette 1000 Race exigeante : « C’est perturbant, mais c’est intéressant. Il y a des manœuvres, du contact, c’est très formateur. Pour prendre le bateau en main, c’est quasiment le scénario parfait. » Un plan d’eau éparpillé, une course toujours serrée La bataille n’a plus grand-chose d’un défilé en ligne. Entre Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), toujours leader mais très sud, et celui que l’on surnomme Cali, plus au nord avec Nico d’Estais (Café Joyeux), près de 140 milles séparent désormais les extrêmes en latéral. Au milieu, Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), Corentin Horeau, Violette Dorange et Francesca Clapcich (11th Hour Racing) régatent serré, dans un paquet où le moindre nuage fait office d’arbitre. Dans ce contexte, le classement instantané raconte une histoire très partielle. Il favorise les bateaux proches de la route directe, mais ne dit pas tout des options, ni du vent réellement disponible sur l’eau. « Sam a réussi à se barrer un peu, mais on va voir s’il n’est pas allé un peu trop loin dans le sud. On comptera les points au waypoint », sourit Corentin Horeau, bien placé dans le match après une nuit solide. « J’ai réussi à garder une bonne vitesse, j’étais toujours rapide. Il faut profiter, parce qu’à partir de cet après-midi, le vent va mollir. » Derrière, certains espèrent justement voir l’élastique se resserre. « J’ose y croire », a concédé Arnaud Boissières. « Ça peut retasser par l’arrière. On n’est jamais à l’abri de bonnes surprises. » Même lecture chez Violette Dorange, pour qui l’approche de la marque « ouvre pas mal le jeu » : « Ce n’est pas facile de choisir entre aller chercher le nouveau vent ou rester dans l’ancien. Il va encore se passer pas mal de choses. » La molle en juge de paix La suite devrait mettre les nerfs à rude épreuve. Le vent de nord doit progressivement faiblir dans la dorsale en fin de journée, avant une nuit annoncée très molle, voire franchement piégeuse, puis une reprise par l’est. L’approche du waypoint Gallimard, prévue demain matin ou à la mi-journée selon les trajectoires, pourrait provoquer un premier resserrement par l’arrière, avant un nouveau coup d’accordéon pour ceux qui toucheront les premiers le flux suivant. « Il va falloir rester en mesure de faire les bons choix, les bons réglages et les bons changements de voile », a prévenu Corentin Horeau. Violette Dorange, elle, sait déjà que le sommeil restera rare : « Hier, je sentais vraiment la dette de sommeil. Je m’endormais debout. Il faut rester concentré en permanence, parce que les différences se font très vite. » Sur l’eau, la fatigue commence à peser, mais personne n’a le luxe de ralentir. Les bateaux s’éparpillent, les nuages brouillent les cartes, les vitesses jouent au yo-yo et les pointages donnent parfois l’impression de commenter une autre course. La seule certitude, finalement, tient dans cette tension permanente : entre le waypoint Gallimard et Concarneau, où les premiers sont attendus vendredi en tout début d’après-midi, la 1000 Race a encore largement de quoi surprendre.

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Haute vitesse, haute intensité

Haute vitesse, haute intensité Dans le sillage du Fastnet, la 1000 Race a brutalement changé de rythme. À peine le célèbre rocher irlandais laissé derrière eux, les IMOCA se sont engagés sur un long bord de reaching vers le waypoint Guy Cotten, point le plus à l’ouest du parcours. Plus de 20 nœuds de moyenne, des bateaux parfaitement calés et une mer maniable : l’Atlantique s’est transformé en immense terrain d’expression pour les marins… et les premiers écarts de vitesse ont commencé à apparaître. Regroupée en trois heures seulement quelques milles plus tôt, la flotte affichait déjà plus du double d’écart au waypoint Guy Cotten, franchi en tête à 23h01 cette nuit par Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance). Désormais, les concurrents mettent le cap vers le waypoint Gallimard, dont la position a été remontée hier soir par la direction de course à la latitude de Bordeaux. Une nouvelle phase de course s’ouvre dans des conditions beaucoup plus instables, avec une molle annoncée demain dans le golfe de Gascogne qui pourrait tout remettre en mouvement. Une parenthèse presque parfaite Pendant quelques heures, les IMOCA ont retrouvé ce pour quoi ils ont été dessinés. Entre le Fastnet et le waypoint Guy Cotten, les bateaux ont enchaîné un long bord de reaching particulièrement rapide, avalant les milles à plein badin dans une mer maniable et sous un soleil presque inattendu au large de l’Irlande. Après le passage du mythique rocher dans des conditions presque idylliques, les marins ont enfin pu laisser pleinement s’exprimer leurs machines. « Le bateau volait sur un équilibre parfait. Franchement, c’était le bonheur absolu », a raconté Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), revenue comme une fusée sur ce bord pour passer de la quatrième à la deuxième place avant de pointer à seulement 36 minutes de Sam Goodchild à la marque virtuelle aux couleurs du célèbre équipementier breton. Mais ce bord rapide a aussi commencé à étirer la flotte. Longtemps regroupés dans un mouchoir de poche, les concurrents ont vu les écarts grandir à mesure que les vitesses augmentaient. Une hiérarchie dictée autant par les performances pures des bateaux que par la capacité des skippers à maintenir des rythmes très élevés pendant des heures. Le retour de l’instabilité Depuis le waypoint Guy Cotten, le décor a radicalement changé. Fini le reaching « plaisir » : la flotte évolue désormais dans un flux beaucoup plus instable, avec de fortes variations de force et de direction qui compliquent énormément la navigation comme le sommeil. « La situation n’est vraiment pas simple », a confié Sam Goodchild aux environs de 4h45. « On passe sans arrêt de 10 à 20 nœuds, avec des changements de direction permanents, des grains, des nuages… et comme il fait nuit noire, ça rend les choses assez compliquées. » Même constat chez Francesca Clapcich (11th Hour Racing), qui continue de découvrir son IMOCA en solitaire : « Le vent est extrêmement changeant, aussi bien en direction qu’en intensité. À bord, ça demande une vigilance permanente. Devant, ça va très vite et tout le monde attaque fort. Je ne suis pas certaine de pouvoir aller beaucoup plus vite, mais je continue de pousser. » À bord, la fatigue s’est désormais pleinement invitée dans la partie. « Ça tire », a reconnu Elodie Bonafous après des heures particulièrement compliquées, marquées par un changement de voile délicat puis la casse d’un jockey pole, cette pièce qui permet d’écarter le bras de spi du hauban afin d’augmenter l’angle de tire. « Ça fait un moment que je n’ai pas dormi. Mais là, impossible de lever le pied : chaque oscillation peut créer un écart et il faut être capable de saisir le moindre coup à jouer. » Une fin de parcours loin d’être jouée Désormais, tous les regards se tournent vers le waypoint Gallimard, dont la position a été remontée hier soir par la direction de course à la latitude de Bordeaux, sur la longitude du cap Finisterre. Les premiers devraient le déborder demain à la mi-journée avant de rallier Concarneau, où ils sont désormais attendus vendredi dans la matinée selon les derniers routages. Mais la route est loin d’être simple à lire. À mesure que les monocoques de 60 pieds progresseront dans le golfe de Gascogne, le vent devrait nettement mollir, au point de s’effondrer, voire de complètement disparaitre, localement demain. Un scénario qui pourrait provoquer un nouveau resserrement de la flotte et offrir des opportunités de retour aux bateaux encore en embuscade. « La grande vigilance des prochaines heures, c’est clairement cette transition », a insisté Sam Goodchild. « C’est typiquement le genre de situation où l’on peut faire un très gros coup… ou perdre énormément. » Même analyse chez Elodie Bonafous : « Il va falloir réussir à longer la zone sans vent sans jamais se faire piéger, tout en se plaçant correctement pour attraper le prochain flux au bon moment. » Dans ce contexte, impossible de relâcher l’attention. Les trajectoires divergent, les vitesses varient sans cesse et les pointages commencent sérieusement à perdre le nord. À ce stade, suivre le classement revient presque à regarder une partie de flipper : ça monte, ça descend, ça part sur les côtés avant de revenir au centre quelques heures plus tard. Les écarts affichés ne racontent donc qu’une partie de l’histoire. Une chose, en revanche, ne change pas : malgré la fatigue qui s’installe, personne ne lâche rien. Sam Goodchild – MACIF Santé Prévoyance Elodie Bonafous – Association Petits Princes – Quéquiner

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Nouvelle modification du parcours

Nouvelle modification de parcours ! Après un premier épisode de molle qui avait déjà entraîné le déplacement du waypoint Guy Cotten, la direction de course continue d’ajuster le tracé face à des conditions toujours peu établies. Le parcours est ainsi réduit de quelques milles supplémentaires, avec un waypoint Gallimard légèrement repositionné vers le nord-est. La distance totale s’établit désormais à 1 012 milles.

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Rythme retrouvé, Fastnet débordé

Rythme retrouvé, Fastnet débordé Le visage de la course a changé en quelques heures. Après plus de 24 heures piégés dans une molle tenace, les concurrents de la 1000 Race ont retrouvé du vent hier soir, avec l’installation d’un flux de nord-est. Fini le calme relatif : les IMOCA ont basculé dans une navigation plus engagée, plus froide et humide. C’est dans ce nouveau décor qu’ils ont débordé ce mardi le Fastnet Rock. En tête, Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) a franchi le rocher aux alentours de 13h30, s’adjugeant au passage le Trophée Tout Commence en Finistère. Un moment toujours à part, négocié cette fois de jour, mais dans des conditions encore instables sous l’influence des côtes irlandaises. Relancée et toujours très compacte, la flotte met désormais le cap sur le waypoint Guy Cotten, avec un long bord rapide en perspective… avant de nouvelles incertitudes météo. Une nuit pour tout changer Il aura suffi de l’espace de quelques instants pour transformer la physionomie de la course. Hier encore, les IMOCA évoluaient sur une mer lisse, incapables d’exprimer leur potentiel, contraints de composer avec un vent capricieux, instable, parfois à peine perceptible. « Quand le bateau n’accroche pas, c’est vraiment dur », a relaté Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner). « Tu restes concentrée, tu cherches des solutions… mais parfois, tu ne peux pas faire grand-chose. Et tu n’arrives même pas à aller dormir. » Une fatigue d’autant plus marquée que ces conditions exigent une attention permanente. Même constat du côté de Violette Dorange (Initiatives Cœur) : « Le vent changeait toutes les dix à quinze minutes. Il fallait être très réactive sur les réglages. Au final, j’ai très peu dormi. » Une course à l’usure, où la moindre risée devient stratégique. Puis, en début de nuit, le flux de nord-est s’est installé, mettant un terme à plus de 24 heures d’immobilisme. « Une vraie délivrance », a résumé Corentin Horeau (MACSF). En quelques milles, les IMOCA ont retrouvé leur cadence, leurs équilibres… et leur raison d’être. Du “lac” à l’Irlande Avec le vent est revenue la vitesse, mais aussi une ambiance radicalement différente. « Hier, c’était presque des conditions méditerranéennes, du plat, du chaud… et là, aux abords de l’Irlande, on compose avec du froid et beaucoup d’humidité », a raconté Nico d’Estais (Café Joyeux). Même ressenti chez Sam Goodchild : « On évolue désormais dans un flux de nord, donc forcément il fait froid et ça pique un peu. » Une bascule nette, mais finalement bienvenue après une longue séquence d’attente. Dans ce nouveau décor, l’approche du Fastnet n’avait rien d’évident. Si le passage s’est effectué de jour (un privilège presque rare), les conditions sont restées techniques, perturbées par les dévents de la côte irlandaise. Un moment toujours à part, même pour des marins aguerris. « C’est un rocher vraiment mythique », a rappelé Violette Dorange, heureuse de le retrouver, elle qui l’a franchi 38 minutes après le navigateur franco-britannique au cœur d’une flotte toujours aussi resserrée. « J’avais peur de me retrouver décroché… mais finalement je suis toujours dans le match », a d’ailleurs ajouté Nico d’Estais, seul skipper engagé avec un bateau à dérives, illustrant parfaitement l’intensité de la régate. Un bord pour en profiter… avant la suite Désormais, les IMOCA filent vers le waypoint Guy Cotten, légèrement remonté vers le nord-est par la direction de course afin de raccourcir le parcours. Une décision bien accueillie, tant la suite reste incertaine. « Les modèles évoluent énormément d’un jour sur l’autre », rappelle Christian Dumard, consultant météo de l’épreuve. Une instabilité qui incite à avancer sans trop se projeter. Dans l’immédiat, le programme s’annonce plus engageant : un long reaching à 120-130° du vent, dans une mer relativement maniable. « Ça va être un super bord, vraiment sympa », a anticipé Elodie Bonafous. Même tonalité chez la skipper d’Initiatives Cœur, qui évoquait « une belle opportunité de vitesse », malgré quelques changements de voiles à prévoir. La tête de flotte est attendue sur cette marque virtuelle demain matin, entre 4 et 6 heures. D’ici là, les marins vont pouvoir appuyer sur l’accélérateur, comme après un long embouteillage qui se dissipe enfin. Mais tous le savent : la molle n’est jamais bien loin. Mercredi, et surtout jeudi, pourraient encore rebattre les cartes. En attendant, une seule consigne semble s’imposer, parfaitement résumée par Sam Goodchild : « Il faut prendre tout ce qu’il y a à prendre. » Arnaud Boissières – APRIL Marine – Recherche co-Partenaire Francesca Clapcich – 11th Hour Racing

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Les nerfs à l’épreuve avant le changement de rythme

Les nerfs à l’épreuve avant le changement de rythme Partis tambours battants hier à la mi-journée de la baie de La Forêt, les sept solitaires de la 1000 Race ont rapidement changé de rythme pour entrer dans une toute autre séquence. La nuit a étiré le temps : peu d’air, du courant, des cargos à surveiller et une route piégeuse à négocier à proximité du DST d’Ouessant. Ce lundi prolonge ce scénario exigeant. Une large zone de molle, solidement installée entre la pointe Bretagne et les Scilly, ralentit toujours la flotte et impose une nouvelle phase de transition laborieuse avant l’arrivée attendue d’un flux de nord-est en soirée. D’ici là, il faut accepter d’avancer à pas comptés, rester attentif au moindre souffle et composer avec une part d’incertitude inhérente à ces conditions. Une nuit technique, sous surveillance constante La première nuit a obligé chacun à rester pleinement engagé. Les variations de vent, parfois brutales, ont demandé une attention de tous les instants, d’autant que la zone n’offrait aucun répit, et ce constat reste valable ce lundi. « Les conditions ont été très instables, avec des changements permanents, à la fois en force et en direction. Il fallait vraiment être dessus, bien régler les voiles et faire attention aux cargos », a expliqué Violette Dorange (Initiatives Cœur). « J’ai réussi à dormir un petit peu, mais dans ce type de situation, on sait que tout peut évoluer très vite, alors il n’y a pas beaucoup de place pour le relâchement. »  Même vigilance du côté de Arnaud Boissières, toujours confronté à ce contexte instable ce matin : « Il y a beaucoup de trafic, du courant, un peu de pluie… Ça demande de rester attentif. A un moment, on s’est retrouvés quasiment arrêtés dans le rail, ce qui n’est jamais très confortable. » Au-delà de la sécurité, c’est la performance elle-même qui devient difficile à maintenir. « J’ai eu du mal à trouver de la vitesse dans le vent faible », a-t-il reconnu lors d’un échange téléphonique avec l’organisation. « Par moments, je n’arrive pas à faire marcher le bateau. » Une sensation largement partagée dans la flotte. Lundi sous pression lente Cet après-midi s’inscrit dans la continuité, avec une progression hachée et une météo encore peu lisible à court terme. Un minimum dépressionnaire entretient cette zone de transition, sans véritable dynamique. « Ça devrait rester assez mou vraiment toute la journée », anticipe Corentin Horeau (MACSF). « On essaie de faire avancer le bateau comme on peut et de comprendre comment se positionner au mieux pour la suite. » Une approche que partage Violette Dorange : « On a un tout petit flux qui nous permet d’avancer tant bien que mal. Ensuite, il y aura encore une phase de transition avant de s’en sortir vers ce soir, sans doute aux environs de 22 heures. En attendant, il faut rester patient. » Dans ce contexte, la moindre risée devient exploitable et précieuse. « Il faut être opportuniste », insiste Arnaud Boissières. « Ce n’est pas rapide, mais il se passe toujours quelque chose. » Se placer avant l’accélération Tous ont désormais en tête le même objectif : capter le nouveau flux de nord-est le plus tôt possible. C’est lui qui doit relancer la course et installer un tout autre rythme. « Une fois que l’on va récupérer ce vent, ça va accélérer franchement », a confirmé Violette Dorange. « On sera sur un bord rapide vers le Fastnet, ça va vraiment changer par rapport à aujourd’hui. » Les projections annoncent une nette montée en régime, avec 15 à 18 nœuds de vent au reaching, avant une rotation progressive obligeant à finir au près pour rallier le mythique phare irlandais, que les premiers pourraient atteindre demain matin entre 8 et 9 heures. Le choix de trajectoire reste toutefois ouvert. Un passage au sud des Scilly semble se dessiner dans certains scénarios, sans toutefois complètement exclure d’autres options. L’enjeu est clair : anticiper au mieux l’arrivée du vent pour être idéalement placé au moment de la bascule. « Chacun joue son placement pour la suite, on verra ce qui paye ou pas », glisse Corentin Horeau, lucide sur ce moment charnière. Une hiérarchie encore exposée Pour l’heure, Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) conserve les commandes, mais avec une avance encore limitée. Derrière, Nico d’Estais (Café Joyeux) se montre particulièrement à l’aise dans ces conditions. En restant au plus près de la route directe, il parvient à faire progresser sa monture régulièrement et à grappiller mètre après mètre au pointage, exploitant pleinement le potentiel de son IMOCA à dérives dans le petit temps. Avec si peu de vent, rien n’est verrouillé et tout peut encore évoluer rapidement. Les écarts restent contenus, les positions vulnérables. Dans ce contexte, il s’agit moins de creuser que de ne pas céder. En attendant que le vent s’installe, chacun avance avec ses propres équilibres : rester lucide, saisir les opportunités, accepter de temporiser. La 1000 Race, pour l’instant, se joue à bas bruit, mais prépare déjà son prochain emballement. Nico D’Estais – Café Joyeux Elodie Bonafous – Association Petits Princes – Quéguiner

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Englués dans la molle, les solitaires jouent déjà gros

Englués dans la molle, les solitaires jouent déjà gros Après avoir quitté la baie de Port-la-Forêt hier à la mi-journée dans des conditions presque idéales pour entrer en matière, les sept solitaires de la 1000 Race ont rapidement changé de décor. Le vent, encore bien installé au départ, a commencé à décliner en fin d’après-midi avant de s’éteindre progressivement au fil de la nuit. Résultat : une flotte désormais ralentie, parfois presque figée, dans une zone de calme venue s’installer pile sur la route, entre le DST d’Ouessant et les îles Scilly. Les vitesses ont chuté à moins de 3 nœuds, et cette journée de lundi s’annonce comme une longue épreuve de patience. Un début de course qui n’a rien d’anodin, où il faut déjà composer, anticiper… et ne rien lâcher. Dans la molle, tout devient un combat La bascule a été rapide. Après avoir conservé un peu d’élan jusqu’aux abords du dispositif de séparation de trafic d’Ouessant, la flotte s’est retrouvée aspirée dans une zone sans vent, où chaque mille gagné relève désormais du détail. « Là, j’ai 2 nœuds… c’est vraiment très mou, a raconté Nicolas d’Estais (Café Joyeux) aux environs de 5 heures ce matin, dans un message vocal. Depuis le début de nuit, on est à l’affût de la moindre risée, de chaque opportunité pour faire avancer le bateau. » Dans ces conditions, le plus petit filet d’air devient précieux, la vitesse se construit millimètre par millimètre et une hésitation se transforme en mètres perdus. D’autant que la zone n’a rien d’un terrain de jeu tranquille : trafic maritime dense et courant marqué. « A un moment donné, on s’est retrouvés dans l’axe du DST, a ajouté Nico. On a parfois négocié avec les cargos pour qu’ils se dévient un peu. Ce n’est pas simple d’évoluer dans ce type de zone quand tu n’as pas de vent pour manœuvrer. » Même tonalité du côté de Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), toujours en tête ce lundi matin avec une petite avance de 7 milles : « La mer est comme un lac, ça avance à trois nœuds… mais ça avance toujours. Le vrai enjeu, c’était de réussir à passer le DST sans se faire piéger et pousser à l’intérieur, et maintenant, c’est de s’extraire de cette molle le mieux possible, sans jamais s’arrêter complètement. » Objectif : sortir de la bulle au plus vite Car toute la course, à ce stade, se résume à un objectif : accrocher le nouveau flux de nord nord-est le plus tôt possible. Un passage clé, qui pourrait déjà dessiner les premiers écarts. « Cette journée de lundi, c’est clairement celle de la transition, a insisté le franco-britannique Le timing pour récupérer ce vent va être déterminant. » Même lecture chez Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), auteure d’un départ canon hier, mais désormais engluée dans la pétole, comme une mouche empêtrée dans du caramel : « Là, les voiles font “flop-flop”. Ce n’est pas facile de faire avancer le bateau. L’objectif, c’est vraiment de traverser cette bulle sans trop perdre de terrain sur les autres et d’aller chercher le vent derrière. » Dans cette phase, chacun joue sa partition avec les moyens du bord. Chacun fait comme il peut avec ce qu’il a : certains restent au plus près de la route directe, quand d’autres privilégient le placement. « Pour ma part, je cherche à faire simple : du gain sur la route vers le Fastnet, sans chercher à compliquer. Le but, c’est de faire avancer la machine au mieux », a détaillé Nico d’Estais, qui profite pleinement du potentiel de son IMOCA à dérives dans ce petit temps et s’invite aux avant-postes. Sommeil en suspens, lucidité sous pression Mais dans cette navigation au ralenti, un autre facteur devient critique : la gestion du marin. Car depuis le lancement de la course, le sommeil est inexistant. « Je n’ai toujours pas dormi depuis le départ, a confié le skipper de Café Joyeux. Et dans l’immédiat, ça va demeurer compliqué de trouver un moment pour se poser. » Même constat général dans la flotte : tant que la situation reste instable, impossible de relâcher la vigilance trop longtemps. Il faut ajuster en permanence, surveiller les variations de vent et garder la tête froide. « Quand il n’y a pas de vent, c’est souvent là que les plus grosses différences se créent, a rappelé Sam Goodchild. On ne peut rien faire pour revenir si on est du mauvais côté et un mille d’écart peut vite se transformer en une heure… voire plusieurs. » Un jeu d’équilibriste… sous haute incertitude Dans cette zone où les repères s’effacent, les certitudes aussi. La flotte reste groupée (à peine une quinzaine de milles d’écart entre le leader et le dernier) et chacun avance à vue, ou presque. Ici, il faut accepter de ralentir, de temporiser, parfois même de subir. Une forme d’éloge de la patience, imposée plus que choisie. Même les spécialistes peinent à trancher, et même Madame Irma aurait sans doute bien du mal à lire quoi que ce soit dans sa boule de cristal. « Il y a tellement d’incertitudes que c’est difficile de prévoir précisément la manière dont les choses vont se passer sur la route de l’Angleterre. Sur l’eau, les marins ont de quoi s’arracher quelques cheveux ! », reconnaît Christian Dumard, le météorologue de l’épreuve. Une chose est sûre : tant que cette bulle restera en place, tout se jouera à la finesse. Et lorsque le vent reviendra, ceux qui auront su rester lucides et saisir le bon moment pourraient bien prendre un avantage certain. En attendant, une ligne de conduite s’impose : sang-froid… et opportunisme. Corentin Horeau – MACSF MACIF Santé Prévoyance Elodie Bonafous – Association Petits Princes Quéguiner

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Départ canon, nuit à couteaux tirés en perspective

Entre molle et opportunités, une course prête à s’écrire Le signal a retenti à 12 heures pétantes ce dimanche 3 mai en baie de La Forêt, et les sept solitaires de la 1000 Race se sont élancés tambour battant dans un flux soufflant entre 12 et 14 nœuds. Un départ propre, rapide, presque idéal pour entrer dans le vif du sujet… et c’est Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner) qui a signé le meilleur départ, avant que Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) ne prenne très vite les commandes. Mais derrière cette mise en action spectaculaire se dessine déjà une course bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Car en quelques heures, le scénario météo a évolué, révélant un terrain stratégique aussi riche qu’incertain. Hier encore, une large zone de molle semblait barrer la route de la flotte vers le DST d’Ouessant. Aujourd’hui, cette bulle de calme pourrait finalement arriver plus tard, laissant aux plus rapides une fenêtre pour s’en extraire par le nord, tout en conservant un peu de pression. Résultat : plusieurs options se dessinent désormais, avec des trajectoires susceptibles de diverger rapidement… et de creuser les premiers écarts bien plus tôt qu’attendu. En somme : la première nuit pourrait déjà peser lourd. Une entrée en matière sous tension Le ton est donné : rien ne sera simple. À mesure que la flotte va remonter vers la pointe bretonne, le vent devrait mollir, voire disparaître par endroits, installant un exercice d’équilibriste où il faudra avancer… sans vraiment d’air. « Dans le petit temps, tout devient plus complexe », a expliqué Francesca Clapcich (11th Hour Racing) peu avant de quitter le ponton. « On prend moins de risques pour le bateau que dans du gros temps, mais mentalement, c’est très exigeant : il faut en permanence repérer les bonnes ouvertures et s’y engouffrer au bon moment. » Dans ce contexte fluctuant, la lucidité et la réactivité primeront. « L’entame va être déterminante », a-t-elle poursuivi. Le premier qui parviendra à accrocher le vent plus établi pourra faire une vraie différence. » Une analyse partagée par Corentin Horeau (MACSF) : « On ne va quasiment pas dormir. Il faudra rester à l’affût constamment. L’enjeu, ce sera d’être parmi les premiers à récupérer de la pression ou, mieux, de ne jamais trop la perdre. Ceux qui y parviendront auront une opportunité sérieuse de creuser un écart rapidement. » En clair, dans cette zone charnière, entre courant et trafic maritime, il n’y aura pas de place pour l’à-peu-près. Des lignes qui bougent C’est d’autant plus vrai que ce qui semblait écrit ne l’est déjà plus. Là où les routages prévoyaient une progression ralentie pour tout le monde jusqu’à Ouessant, les dernières tendances ouvrent désormais une véritable fenêtre de passage. La zone de molle, annoncée comme un verrou, pourrait finalement arriver plus tard et laisser aux bateaux les plus rapides la possibilité de s’en échapper par le nord, en conservant un peu de pression. Une situation qui pourrait déjà opérer un premier tri dans la flotte, entre ceux qui parviendront à passer… et ceux qui resteront piégés. Un changement de rythme majeur, qui fait émerger de nouvelles options stratégiques, notamment à l’approche du DST d’Ouessant, attendu dans la nuit, puis du côté des îles Scilly (nord-ouest de l’Angleterre) demain matin, où un minimum dépressionnaire pourrait rebattre les cartes. « Plusieurs scénarios restent possibles, et c’est précisément là que la course peut basculer, souligne Francesca Clapcich. Selon les choix, on peut perdre beaucoup… ou gagner énormément. » Entre transitions, bulle sans vent et reprise progressive d’un flux de nord-est, les marins vont devoir composer avec une météo mouvante. Le petit temps, terrain d’expression… et d’opportunités Dans ce contexte, certains profils pourraient tirer leur épingle du jeu. À commencer par Nico d’Estais (Café Joyeux), seul à naviguer sur un bateau à dérives dans cette flotte. « Avec ces conditions très légères, ça peut être mon moment, a-t-il confié. Mon bateau peut mieux redémarrer dans peu de vent. Si ça doit se jouer quelque part, c’est dans cette phase de la course, parce qu’après, avec le retour du vent, ce sera plus compliqué pour moi face aux foils. » Une opportunité qu’il faudra saisir dans une nuit qui s’annonce intense : « Il faudra rester très vigilant, sans jamais relâcher l’attention. » Même constat du côté de Corentin Horeau : « Le schéma météo est susceptible de rebattre les équilibres pour tout le monde. Chacun peut avoir sa carte à jouer. C’est un cas où, comme en Figaro Beneteau : il ne faut avoir peur de personne… mais se méfier de tout le monde. » Une course déjà lancée… et déjà sous pression Ce départ maîtrisé n’était qu’un prélude. Derrière les étraves lancées à belle vitesse en baie de La Forêt, c’est désormais une véritable partie d’échecs qui s’engage, faite d’anticipation, de placements et de choix stratégiques. Entre options nord ou sud au DST d’Ouessant, transition délicate vers les Scilly et un vent encore brouillon dans son organisation, les prochaines heures promettent déjà leur lot de rebondissements. Dans ce jeu instable, les premiers écarts pourraient rapidement se creuser et s’ancrer. Une chose est certaine : cette 1000 Race n’attendra pas longtemps pour livrer ses premières vérités… pour une bataille appelée à durer au moins cinq jours.  

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2026.05.02 1000race vma 7415

Entre molle et opportunités, une course prête à s’écrire

Entre molle et opportunités, une course prête à s’écrire C’est acté : la 1000 Race se jouera d’abord vers le nord. Confirmé ce samedi matin lors du briefing skippers, le parcours enverra les sept solitaires chercher le Fastnet avant de plonger vers le cap Finisterre puis de revenir à Concarneau. Le départ sera donné ce dimanche 3 mai à 12 heures en baie de La Forêt, dans un flux d’ouest sud-ouest annoncé autour de 7 à 8 nœuds. Une entrée en matière plutôt docile sur le papier… mais qui pourrait rapidement se révéler plus subtile. Car dès les premiers milles, le vent devrait mollir, jusqu’à s’évanouir aux abords de Penmarch. Là, il faudra composer, patienter, saisir la moindre risée pour rester en mouvement. Dans ce contexte, des décalages pourraient vite apparaître avant d’avoir réellement pris la route du large. Un début trompeur, où les premières lignes pourraient déjà s’écrire. Une ouverture pleine d’incertitudes Des IMOCA prêts à bondir… mais contraints de composer avec l’humeur changeante d’Éole. Car si le départ devrait permettre de lancer la machine en douceur, la suite s’annonce nettement plus délicate. Entre la pointe de Penmarch et le nord du DST d’Ouessant, le vent jouera avec les nerfs des marins, distillant les risées au compte-gouttes. Un terrain de jeu propice aux écarts… et aux surprises. « Le début va être mou, voire très mou », prévient Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance). « Il y aura un peu d’air pour partir, mais ensuite il faudra surtout faire attention à bien gérer ces zones sans pression, notamment avec le trafic des cargos. Les premières 24 heures donneront le ton, avec la possibilité de voir des différences se dessiner très tôt. » Un scénario qui pourrait redistribuer les cartes, notamment pour des profils plus à l’aise dans le petit temps. À l’image de Nico d’Estais (Café Joyeux), dont le bateau est le seul de la flotte dépourvu de foils, et qui pourrait tirer profit de cette entame au ralenti. Même tonalité chez Arnaud Boissières (APRIL Marine – Recherche co-partenaires) : « On va enchaîner des phases très légères, avec des transitions pendant un moment… mais justement, ça va créer du jeu pour tout le monde. C’est un scénario de course idéal pour lancer la saison : pas trop engagé au départ, mais suffisamment technique pour faire du match. » Trouver le rythme, apprivoiser le solo Au-delà de la performance pure, cette première course de la saison en solitaire promet avant tout d’être une histoire de sensations retrouvées et de repères à construire. Pour certains, ce sera même une grande première dans cette configuration. « Je vois cette course comme un vrai apprentissage », confie Violette Dorange, qui s’apprête à disputer sa première course en solitaire à la barre d’Initiatives Cœur. « Les conditions de départ sont plutôt rassurantes, surtout après des entraînements musclés ces dernières semaines, qui ont rappelé combien le bateau pouvait être exigeant. Là, ça va permettre de partir plus sereinement. Mon objectif, c’est d’abord de bien naviguer, de trouver mes réglages, de prendre en main la machine avant de me comparer aux autres. » Car sur ce type d’épreuve, longue de quatre à six jours, la gestion du marin devient centrale. « Cette 1000 Race affiche un format parfait pour se mettre dedans », poursuit-elle. « Sur 48 heures, on ne dort pas. Là, il va falloir gérer le sommeil, l’énergie, le rythme… C’est une autre dimension. » Même constat du côté de Sam Goodchild, qui insiste sur l’essentiel : « Le plus important, ce sera la gestion de soi-même. Bien manger, bien dormir, rester lucide. Il ne faudra pas trop s’emballer au début, parce qu’il y aura plus à perdre qu’à gagner. Ensuite, une fois sorti de cette première phase au ralenti, on pourra vraiment rentrer dans la course. » Le Fastnet, un tournant ? Si le début s’annonce lent et technique, la suite promet un changement de tempo. Dès lundi soir, le vent devrait s’établir au nord entre 10 et 15 nœuds, permettant aux skippers de s’engager au près vers le Fastnet, que les leaders pourraient atteindre dans la nuit de mardi à mercredi. Un passage clé. Car selon les timings, la flotte pourrait s’y étirer considérablement. Les premiers pourraient en effet bénéficier de conditions portantes au reaching, tandis que les suivants composeraient avec moins de pression et un angle beaucoup moins favorable, au près. Un point de bascule potentiel même si, derrière, le long bord vers le cap Finisterre puis la remontée vers Concarneau promettent encore leur lot d’ajustements, dans un régime de vent globalement modéré. Une chose est sûre : sous ses airs de départ tranquille, cette 5e édition de la 1000 Race pourrait rapidement se transformer en partie d’échecs grandeur nature. Lecture du plan d’eau, gestion du marin, sens du timing… Autant de paramètres qui feront la différence. Un cadre idéal pour se tester, se jauger, et, déjà, marquer les esprits. Suivre le live

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2026.05.01 1000race vma 7372

FLASH INFO VILLAGE !

FLASH INFO VILLAGE ! QUELQUES INFORMATIONS CONCERNANT LE VILLAGE D’ANIMATIONS :  Contenu de la météo du jour, voici quelques informations concernant le village d’animations :  Les stands seront fermés ce matin. Le food truck Petits Plaisirs restera ouvert jusqu’à 15 h et une zone abritée est prévue pour profiter de votre repas. Vous pouvez profiter des pontons pour admirer les IMOCA jusqu’à 17h. (Les bateaux quitteront les pontons en fin de journée). Le repas organisé par l’Association de Foot en marchant et le Handball Club de Fouesnant ce soir est, pour le moment, maintenu ; une zone abritée est prévue. L’animation musicale par Selle A Watt ce soir est, pour le moment, maintenue.

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DIRECT : Suivez le grand départ de la 1000 Race !

DIRECT : Suivez le grand départ de la 1000 Race ! Demain, les skippers vont quitter Port-La-Foret pour prendre le départ de la 1000 Race. Pour vous faire vivre l’intensité des premières minutes de course, la 1000 Race propose de suivre le départ en direct.  Rendez-vous demain, de 11h45 à 12h45 Vous pourrez suivre l’intégralité de la procédure de départ et le franchissement de la ligne. L’émission sera animée par le journaliste Antoine Grenapin, qui sera entouré de deux consultants de choix pour décrypter les manœuvres et les stratégies : Jérémie Beyou (Charal) : Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, 4ème du dernier Vendée Globe et vainqueur de la dernière Transat Café L’Or, Jérémy est une figure incontournable de la classe IMOCA. Chloé Le Bars (Skipper MACIF) : A 29 ans, Chloé Le Bars prépare la prochaine édition de La Solitaire du Figaro sous les couleurs de la MACIF.  Où suivre le live ? Pour ne pas rater une seule seconde de ce duel au sommet, plusieurs plateformes s’offrent à vous : Sur le web : Directement sur le site officiel de la course et sur notre chaîne YouTube. À la télévision : Retrouvez l’émission en intégralité sur les chaînes Tébéo et Tébésud. Sur notre page Facebook.  

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