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Une édition pleine de souffle

Une 5e édition pleine de souffle ! Du départ donné en baie de La Forêt jusqu’aux arrivées échelonnées à Concarneau, cette 5e édition de la 1000 Race aura offert un scénario particulièrement dense. Pendant plus de cinq jours, les sept IMOCA engagés ont dû composer avec une météo instable, des transitions délicates et de vastes zones de molle capables de rebattre totalement les cartes en quelques heures. Un terrain de jeu exigeant, où il fallait sans cesse arbitrer, relancer et rester lucide malgré la fatigue. Au terme d’une course aussi tactique qu’engagée, Sam Goodchild s’est imposé avec panache pour sa toute première épreuve en solitaire en IMOCA, signant une performance de référence face à une flotte particulièrement homogène. Mais cette édition 2026 restera aussi comme celle des grandes premières : première course en solitaire en IMOCA pour plusieurs marins, première véritable confrontation seul à bord d’un nouveau bateau pour d’autres. Une dimension qui a largement contribué à la richesse sportive de l’épreuve, transformant ce parcours de 1000 milles en véritable laboratoire grandeur nature à quelques mois des grands rendez-vous de la saison. Derrière la victoire du navigateur franco-britannique, c’est surtout l’intensité collective de la course qui aura marqué les esprits : des écarts longtemps infimes, des duels permanents à tous les étages du classement et une tension intacte jusqu’aux derniers milles dans le golfe de Gascogne. Une édition complète, engagée et spectaculaire, qui confirme un peu plus encore la place prise par l’évènement dans le paysage IMOCA. Une course qui n’a jamais cessé de relancer le jeu Le parcours avait tout pour provoquer du mouvement. Il n’a pratiquement jamais laissé les marins reprendre leur souffle. Dès les premières heures, les IMOCA ont été plongés dans une succession de situations délicates : petits airs piégeux au large d’Ouessant, transitions interminables, longs bords de près exigeants et vastes zones de molle capables de stopper net aussi bien les leaders que leurs poursuivants. Entre le DST d’Ouessant et les Scilly d’abord, puis surtout entre le waypoint Guy Cotten et la marque virtuelle Gallimard, les écarts n’ont cessé de se resserrer avant d’exploser de nouveau au gré des placements, des nuages et des choix stratégiques. Il fallait savoir patienter, rester lucide malgré la fatigue et parfois oser des trajectoires peu intuitives pour aller chercher un souffle d’air supplémentaire. Dans ces conditions, aucun avantage ne semblait réellement acquis : chaque mille grappillé pouvait être effacé quelques heures plus tard. C’est aussi ce qui a rendu cette édition particulièrement passionnante. Plusieurs skippers découvraient encore leur IMOCA en solitaire, dans des conditions extrêmement variées, avec tout ce que cela implique d’apprentissage, de réglages et de construction de repères au fil des milles. Plus qu’une simple course de début de saison, cette édition aura pleinement joué son rôle de révélateur. Sam Goodchild en patron, des bagarres partout ailleurs Annoncé parmi les grands favoris au départ, Sam Goodchild n’aura finalement jamais quitté les commandes de la flotte. Le Franco-Britannique a imposé son rythme dès les premiers milles avant de gérer avec beaucoup de maîtrise les nombreux pièges météo du parcours. Toujours dans le bon tempo, précis dans ses placements et inspiré dans ses choix, le skipper de MACIF Santé Prévoyance a parfaitement exploité le potentiel de son IMOCA, vainqueur du dernier Vendée Globe avec Charlie Dalin. À l’arrivée, l’écart a dépassé les 100 milles sur son premier poursuivant. Une démonstration pleine d’autorité pour une première en solitaire sur ce bateau. Mais cette édition ne s’est pas résumée à la domination du leader. Derrière lui, les affrontements ont été nombreux et souvent particulièrement serrés. Le match à trois entre Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), Violette Dorange (Initiatives Cœur) et Francesca Clapcich (11th Hour Racing) aura constitué l’un des grands fils rouges de cette édition. Bord à bord pendant des heures dans les petits airs, les trois navigatrices se seront rendues coup pour coup jusque dans le dernier bord de près vers Concarneau. Même plus à l’arrière de la flotte, la bataille n’aura jamais réellement cessé malgré les longues heures passées à évoluer au ralenti dans les zones sans pression. Une épreuve qui affirme son identité Au fil des éditions, la 1000 Race semble aussi avoir trouvé un équilibre qui fait aujourd’hui sa singularité. Une course sportive, technique et exigeante sur l’eau, mais qui conserve à terre une atmosphère particulièrement simple et conviviale. Marins, équipes, partenaires et organisateurs ont partagé bien davantage qu’une simple compétition. Pour beaucoup de skippers, cette course représentait une reprise du solitaire, une première confrontation seul à bord de leur IMOCA ou une occasion précieuse d’accumuler des milles avant les grandes échéances de la saison. À ce titre, cette 5e édition aura pleinement rempli son rôle. Et même un peu plus.   Vainqueurs des différents Trophées de cette 5e édition de la 1000 Race -Défi Pom’Potes (vitesse la plus élevée pendant les runs) : MACIF Santé Prévoyance -Trophée « Tout Commence en Finistère » (premier bateau au Fastnet) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) -Trophée Guy Cotten (premier bateau au waypoint Guy Cotten) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) -Trophée Gallimard (premier bateau au waypoint Gallimard) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) -Trophée Bretagne (bateau le plus rapide entre le waypoint Gallimard et l’arrivée) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) -Trophée Crédit Agricole (plus grand nombre de milles sur 24 heures) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) -Trophée JFA (plus grand nombre de milles parcourus sur l’ensemble de la course) : Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance)   Ils ont dit : Gwen Chapalain, dirigeant de Sea to See, société organisatrice de la 1000 Race : « Au-delà du très beau spectacle sportif offert sur l’eau, cette édition a surtout confirmé quelque chose d’essentiel pour nous : la 1000 Race est une course engagée, exigeante, mais profondément humaine. Pendant toute la semaine, il y a eu une atmosphère vraiment particulière sur les pontons et dans le village. Malgré la fatigue, le stress de la compétition et les longues heures passées en mer, les marins ont toujours pris le temps d’échanger, de partager et de faire vivre l’événement avec

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Arnaud Boisisères (APRIL Marine – Recherche co-Partenaires), 7e

Arnaud Boisisères (APRIL Marine – Recherche co-Partenaires), 7e Arnaud Boisisères (APRIL Marine – Recherche co-Partenaires), 7e Ce samedi à 14h39’08, Arnaud Boissières a franchi la ligne d’arrivée de la 1000 Race à la 7e place, au terme de 6 jours, 2 heures et 39 minutes de mer. Une première course en solitaire à bord de son nouvel IMOCA pour le marin sablais, fort de cinq Vendée Globe, qui avait jusqu’ici surtout pris en main sa nouvelle monture en double et en équipage aux côtés de Benjamin Dutreux. Longtemps au coude à coude avec Nico d’Estais, « Cali » a dû composer avec une course particulièrement exigeante, faite de transitions piégeuses, de longues phases de reaching et de nombreux ajustements à trouver sur un bateau qu’il continue encore d’apprivoiser. Si le résultat brut ne correspond pas totalement à ce qu’il espérait, cette 1000 Race lui aura surtout permis d’accumuler un volume précieux d’heures de navigation et de mieux comprendre les réactions de son monocoque dans des configurations très variées. Fidèle à lui-même, Arnaud a avancé avec ténacité et lucidité, sans jamais lâcher le morceau. Derrière cette première en solitaire, il retiendra surtout les enseignements engrangés, les automatismes construits au fil des jours et le plaisir intact de reprendre le large sur un nouveau projet. Une étape importante dans la construction de son duo avec ce bateau, appelée à porter ses fruits dans les prochains mois. « C’était ma première course en solitaire sur ce bateau, donc forcément une étape importante. Rien que d’être au départ représentait déjà un petit défi parce qu’on avait remis le bateau à l’eau il y a moins d’un mois. Mais il n’y a rien de mieux qu’une course pour prendre ses marques et commencer à construire des repères. Et puis le parcours était vraiment chouette. Six jours en mer, ça laisse le temps d’apprendre beaucoup de choses. Je suis content parce que jusqu’au waypoint Gallimard, j’étais vraiment dans le match. Après, dès qu’il y a eu un peu plus d’air et des conditions plus stables, je savais que ça deviendrait plus compliqué face à certains bateaux. Nico, par exemple, avec son bateau à dérives, allait vite dans certaines phases, et dès que le vent montait un peu avec d’autres, ça s’échappait plus facilement. Mais ce n’est pas plus mal non plus : ça permet de voir où on en est et surtout où il faut progresser. Au final, même si je termine un peu avec la “cuillère de bois”, c’est du joli bois parce qu’il y avait du beau monde devant ! Et puis c’est important de se confronter tôt dans la saison à ce niveau-là. On est quand même face à l’élite de la classe et c’est exactement ce qui permet d’avancer. L’objectif est loin encore, avec une grosse saison qui nous attend : la Vendée Arctique d’abord puis la Route du Rhum derrière. Donc tout ce qu’on prend maintenant est précieux. Je me sens vraiment bien sur ce bateau. Il est marin, sain, bien protégé aussi, ce qui compte quand les conditions deviennent un peu dures. La saison dernière avec Benjamin Dutreux m’a déjà permis de bien le découvrir, mais ce qu’il me manquait surtout, c’était la confrontation en solitaire. Et cette course-là a été très riche de ce point de vue. La dernière nuit a quand même été un peu sportive. Je me suis fait piéger par une bascule que je n’avais pas vue sur un premier fichier météo. Je naviguais tranquillement dans 12-13 nœuds, puis d’un coup : plus rien. Le bateau s’est complètement arrêté, au point où j’ai presque cru avoir un problème dans la quille tellement c’était soudain. Et puis une heure plus tard, c’est reparti… mais à plus de 30 nœuds sous grain. Là, j’ai sans doute un peu tardé à réduire. Il y a un moment où j’ai dû abattre franchement pour rouler proprement le J2 et repartir sous J3. Ça tapait bien pendant une partie de la nuit. Mais ça fait aussi partie de l’apprentissage. Ce genre de météo instable, il faut savoir s’y confronter. Je pense que je n’ai pas parfaitement anticipé certaines choses, mais au final je n’ai rien cassé, je ne me suis pas fait mal et le bateau est revenu nickel. Et ça, pour une première course comme celle-là, c’est déjà très positif. »

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Nico d’Estais (Café Joyeux), 6e, « Un vrai cap »

Nico D’Estais (Café Joyeux) : 6e Nico d’Estais (Café Joyeux), 6e, « Un vrai cap » Nico d’Estais a franchi la ligne d’arrivée de la 1000 Race ce samedi à 5h20’27, concluant sa toute première course en solitaire en IMOCA à une belle 6e place, après 6 jours, 17 heures et 30 minutes de mer. Une découverte grandeur nature pour le skipper de Café Joyeux, qui abordait à la fois l’exercice du solitaire sur son bateau et l’exigence du circuit des monocoques de 60 pieds, après des débuts déjà remarqués en Mini 6.50 puis en Class40. Durant toute la première partie du parcours, le marin a su exploiter avec beaucoup de justesse le potentiel de son IMOCA à dérives, seul bateau de ce type dans la flotte. Dans les petits airs entre le DST d’Ouessant et le Fastnet, il est parvenu à rester au contact des foilers grâce à une navigation fine et opportuniste, où chaque risée pouvait faire basculer l’équilibre du match. La suite s’est révélée plus délicate au reaching, dans davantage de pression, face à des machines capables de littéralement voler au-dessus de l’eau. Mais jamais Nico d’Estais n’a décroché, continuant à se battre avec lucidité, engagement et régularité. Au-delà du classement, cette 1000 Race lui aura surtout permis de valider énormément de choses : des apprentissages précieux, des repères accumulés au fil des milles et la confirmation qu’il a toute sa place dans cet univers particulièrement exigeant. Une course dense et formatrice, menée avec intelligence et humilité, avec au bout le plaisir évident d’avoir découvert ce nouveau terrain de jeu… et même le luxe de laisser un foiler derrière lui au classement final. « Boucler cette première course en solitaire en IMOCA, franchement, c’est un vrai cap. Pendant ces six jours, j’ai eu l’impression de vraiment m’approprier le bateau. On a passé du temps tous les deux et ça s’est super bien passé. C’est un super canot et, honnêtement, je ressors de cette course avec énormément de positif. Les conditions étaient idéales pour une première. On partait tous assez sereins parce qu’il n’y avait rien d’ingérable sur le parcours, donc c’était une super mise en jambe pour toute la flotte. Et pour mon bateau à dérives, le début de course était presque parfait. Dans les petits airs, je pouvais vraiment jouer avec les autres et je suis resté dans le match jusqu’au Fastnet. Ce qui était chouette aussi, c’est qu’on découvrait quasiment tous le solitaire en IMOCA en même temps. Les liens commencent à se créer et on sait qu’on va se retrouver pendant plusieurs années jusqu’au Vendée Globe. C’est une belle manière de démarrer cette aventure collective. La patience a énormément compté sur cette course, mais la pétole ne me dérange pas tant que ça. Déjà parce que je suis plutôt patient de nature… et surtout parce que ce sont des conditions où mon bateau marche bien. Quand je regardais les fichiers météo, je me disais surtout que ça pouvait être une vraie opportunité pour moi. Et puis cette course m’a aussi permis d’identifier plein de choses à travailler. Le virement de bord dans 30 nœuds sous grain aux Glénan, par exemple, j’ai bien compris que ce n’était pas encore totalement mon domaine ! Mais au moins, maintenant je le sais. Si on avait passé toute la course dans 8 nœuds de vent devant, je serais peut-être rentré en me prenant pour un champion du monde… alors qu’en réalité il y a encore beaucoup de boulot. Et c’est très bien comme ça. Sportivement aussi, il y a beaucoup de satisfactions. Au départ, je savais qu’on pourrait jouer un peu dans le petit temps avant que les foilers ne s’échappent. Finalement, avec Cali (Arnaud Boissières), on s’est retrouvés à régater ensemble quasiment toute la course. Et quand tu fais jeu égal avec quelqu’un qui a cinq Vendée Globe au compteur, forcément, tu es content ! »

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2026.05.08 1000 race arrivée francesca clapcich, 11th hour racing

Francesca Clapcich (11th Hour Racing), 5e

Francesca Clapcich (11th Hour Racing), 5e Francesca Clapcich (11th Hour Racing), 5e Ce vendredi à 22h45’45, au terme de 5 jours, 10 heures, 45 minutes et 45 secondes de mer, Francesca Clapcich a à son tour bouclé cette 5e édition de la 1000 Race en prenant la 5e place du classement provisoire (avant jury), au terme d’une course particulièrement intense. Longtemps engagée dans un combat incandescent avec Violette Dorange et Elodie Bonafous, la navigatrice italo-américaine aura animé jusqu’au bout l’une des plus belles bagarres de cette édition. Pour sa toute première course en solitaire à bord de son IMOCA, La skipper de 11th Hour Racing a confirmé qu’elle était elle aussi capable de jouer aux avant-postes dans cet exercice exigeant, après avoir déjà montré de très belles choses en équipage et en double, notamment avec sa deuxième place sur la Transat Café L’Or. Toujours enthousiaste, très engagée dans ses choix et visiblement heureuse d’être en mer malgré les longues heures passées dans les petits airs, elle aura régulièrement su trouver le bon rythme et rester dans le match face à deux concurrentes particulièrement coriaces. Une première en solitaire très encourageante. « Première course en solitaire en IMOCA bouclée… et forcément, ça représente beaucoup. À l’arrivée, je suis très fatiguée, mais vraiment heureuse d’être allée au bout. Après le départ, il y a eu des moments où je me suis demandé dans quoi je m’étais embarquée. C’était parfois frustrant, souvent très intense, mais je me suis accrochée parce que je voulais rester dans le match. Et au final, c’est exactement ça qui est beau dans ce sport. Avec Elodie (Bonafous) et Violette (Dorange), on s’est livré une vraie bataille jusqu’au bout. Elles ont été très rapides, elles ont superbement navigué et elles méritent totalement leur résultat. Honnêtement, c’était génial de pouvoir courir dans une flotte aussi compétitive. On s’est battus en permanence, il n’y avait quasiment aucun répit. À chaque transition, à chaque manœuvre, tout pouvait basculer. Si tu faisais un virement un peu trop tard ou si tu restais coincée quelques minutes de plus dans une molle, tu perdais immédiatement du terrain. Ça demandait énormément de vigilance. Le manque de sommeil a aussi été un vrai sujet parce que les conditions étaient très instables. Même une sieste de vingt minutes pouvait coûter cher : le vent tournait, la situation changeait complètement et tu pouvais vite te retrouver piégée. J’ai surtout réussi à récupérer un peu sur la fin de course, par petites phases. Cette course a aussi représenté une énorme phase d’apprentissage pour moi. J’ai encore énormément de choses à découvrir sur le bateau, mais je suis satisfaite de la manière dont j’ai navigué. L’objectif principal, c’était surtout de faire les choses proprement : réussir mes manœuvres, éviter les grosses erreurs, bien gérer le bateau et être cohérente dans ma manière de naviguer. Et ça, je suis contente de l’avoir réussi. Le bateau est revenu quasiment dans l’état dans lequel il était au départ, donc c’est forcément positif. »

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2026.05.08 1000race vmf 2267

Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), 4e

Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), 4e Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), 4e Elodie Bonafous a pris ce vendredi la 4e place de la 1000 Race après avoir coupé la ligne d’arrivée à 21h54’11, au terme de 5 jours, 9 heures, 54 minutes et 11 secondes d’une course particulièrement disputée. Longtemps engagée dans une lutte extrêmement serrée pour le podium face à Violette Dorange et Francesca Clapcich, la Finistérienne échoue finalement à 1h17 de la troisième place. Déjà remarquée la saison dernière pour ses débuts très prometteurs sur le circuit IMOCA en double et en équipage, La skipper d’Association Petits Princes – Quéguiner a confirmé qu’il faudrait aussi compter sur elle en solitaire. Très performante sur le long bord de reaching entre le Fastnet et le waypoint Guy Cotten, où elle aura clairement montré le potentiel de son bateau et sa capacité à engager dans les conditions rapides, la navigatrice a ensuite dû composer avec un souci de jockey pole sans pour autant perdre sa capacité à rester dans le match. Combative jusqu’au bout, elle confirme une nouvelle fois sa régularité, sa vitesse et sa solidité dans des conditions pourtant particulièrement piégeuses. « Ça y est, ma première course en solitaire en IMOCA, c’est fait ! C’était un moment hyper symbolique pour moi, quelque chose que j’attendais depuis longtemps et sur lequel je me mettais forcément un peu de pression. Pas une pression de résultat, mais vraiment l’envie de bien faire : pour l’équipe, pour le bateau, pour moi aussi. Quand j’ai passé la ligne, je me suis dit : “ok, c’est bon, c’est validé.” Et honnêtement, ça fait énormément de bien. Le départ a été un moment assez fort émotionnellement. Une fois les premières manœuvres passées, la pression est un peu retombée et j’ai eu ma petite larme. J’étais surtout soulagée de sentir que tout se passait bien. En plus, j’ai réussi un super départ, ce qui me tenait vraiment à cœur parce que ce n’était pas forcément mon point fort depuis le début de saison au pôle. Là, j’ai réussi à être bien lancée, bien placée, à gérer mon timing comme je voulais. J’étais assez fière de moi sur ce coup-là. Et ensuite, la course a été dingue parce qu’on est restés hyper groupés quasiment tout le temps. Franchement, par moments, ça ressemblait presque à une course en Figaro Beneteau version IMOCA. Il y avait toujours quelqu’un à côté, dans les phases rapides comme dans les pétole. Ça a demandé une vigilance énorme parce qu’on ne décrochait jamais mentalement. Je crois que j’ai eu Violette (Dorange) à l’AIS pendant quasiment toute la course… donc forcément, tu passes aussi beaucoup de temps à regarder les vitesses, à comparer, à essayer de comprendre où gagner un demi-nœud. C’était épuisant mais aussi vraiment stimulant. Le sommeil, lui, a été très haché. Il y a eu des moments où on accumulait une vraie dette de fatigue, puis quelques phases plus calmes où on essayait de récupérer un peu. Mais on ne trouve jamais vraiment de rythme. Quand il faut manœuvrer, il faut y aller, peu importe l’état dans lequel tu es. Et clairement, on arrive tous bien rincés. Les longues pétole ont aussi été un vrai défi mental. Quand ça dure des heures et des heures, tu ne peux pas rester en permanence à cran sur les écoutes. Il faut réussir à relâcher un peu, accepter de lever le pied par moments, aller dormir malgré tout. C’est presque un jeu psychologique. Et sur la dernière grosse molle, je suis contente parce que j’ai réussi à être proactive, à aller chercher les choses avant les autres. On était tellement au coude à coude que je savais qu’il fallait prendre les initiatives si je voulais créer un écart. Réussir à ressortir la première de cette transition-là, c’était une vraie petite satisfaction. Et puis il y a eu ce fameux bord de reaching… clairement mon moment préféré de la course. Le bateau est incroyable dans ces conditions-là. Ça allait vite, c’était super sain, super plaisant. J’ai testé plein de réglages que je n’avais encore jamais essayés et certains ont vraiment très bien marché. Finalement, c’est ça que je retiens aussi de cette course : énormément d’apprentissage. À chaque fois que je trouvais quelque chose qui fonctionnait mieux, c’était un vrai petit bonheur. Au final, je retiens énormément de positif. L’objectif, c’était de faire cette première course proprement, de terminer avec un bateau en bon état, de valider ma qualification pour le Vendée Arctique et surtout de me prouver mentalement que j’étais capable de mener un IMOCA seule sur une course comme celle-là. Et ça, aujourd’hui, c’est fait ! »

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2026.05.08 1000 race arrivée violette dorange, initiatives cœur

Violette Dorange (Initiatives Cœur), 3e : « Je pouvais difficilement rêver mieux »

Violette Dorange (Initiatives Coeur), 3e « Je pouvais difficilement rêver mieux »   Violette Dorange a franchi la ligne d’arrivée de la 1000 Race ce vendredi à 20h26, après 5 jours, 8 heures, 26 minutes et 35 secondes d’une course particulièrement intense. La jeune navigatrice complète ainsi le podium de cette 5e édition (avant jury) au terme d’un superbe bras de fer face à Elodie Bonafous et Francesca Clapcich, avec qui elle se sera longtemps rendue coup pour coup au cœur du golfe de Gascogne. Très serrée pendant une grande partie du parcours, cette bataille à trois a finalement basculé en faveur de la skipper d’Initiatives Cœur dans le dernier grand bord de près entre la marque virtuelle Gallimard et Concarneau, où elle est parvenue à prendre un avantage plus net sur ses concurrentes directes. Une portion de parcours sur laquelle son IMOCA, réputé particulièrement performant à cette allure, a pleinement confirmé son potentiel. Pour sa première course en solitaire à bord de ce bateau, la benjamine de l’épreuve aura confirmé avec beaucoup de maîtrise tout son talent, au terme d’une prestation particulièrement solide face à une concurrence relevée. « Premier podium en IMOCA sur ma première course en solitaire… franchement, je pouvais difficilement rêver mieux. Et surtout, j’ai adoré cette course. On a eu des conditions incroyables du début à la fin. Il y a eu beaucoup de moments de pétole où il fallait être ultra attentive à la moindre risée, mais aussi des phases où ça glissait super bien, mer plate, soleil… que du bonheur. Et puis il y a eu un vrai match en mer. On était plusieurs à se battre tout le temps, avec Francesca, Elodie, Corentin… Les positions n’arrêtaient pas de bouger. J’ai longtemps été deuxième, puis je suis redescendue quatrième, cinquième, avant de revenir. C’était hyper intense et vraiment passionnant à vivre. Au final, je crois que j’ai très peu dormi pendant cinq jours. Dès qu’il y avait de la molle, il fallait rester à l’affût parce qu’un petit nuage ou une petite risée pouvait faire gagner énormément. Et quand ça allait vite, il fallait être sans arrêt sur les réglages, sur les manœuvres, sur les trajectoires. À force, il y a eu des moments où je sentais mon cerveau partir un peu dans tous les sens. J’avais l’impression de dormir debout parfois. Et là, maintenant que tout retombe, je sens la fatigue arriver d’un coup. Mais c’était tellement prenant… Il y a eu énormément d’empannages, de virements, de manœuvres : on n’a jamais vraiment soufflé. La fin de course a été particulièrement intense aussi. Avant le départ, j’avais rendu ma déclaration de voile quelques minutes en retard, et ça m’a valu dix minutes de pénalité. Du coup, pendant toute la remontée au près, je n’avais que ça en tête : réussir à creuser suffisamment l’écart avec Elodie (Bonafous) pour conserver cette troisième place. Je pensais pouvoir me reposer un peu avant l’arrivée… mais pas du tout ! J’ai passé mon temps à mouliner sur les réglages, border, choquer, relancer le bateau à la moindre risée. Je voulais vraiment aller chercher chaque dixième de nœud. Et je pense que ça a payé. Ce qui est super rassurant aussi, c’est de voir que le bateau est fiable et performant. Cet hiver, l’équipe a beaucoup travaillé dessus, on a fait plusieurs modifications, et là on voit que ça fonctionne. Même si ce n’est pas un bateau de dernière génération, il est rapide dans beaucoup de conditions. Cette course, c’était un vrai test grandeur nature, et honnêtement ça me met énormément en confiance pour la suite. »

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2026.05.08 1000 race arrivée corentin horeau, macsf

Corentin Horeau (MACSF), 2e : « J’ai adoré me retrouver seul à bord ! »

Une très belle deuxième place pour Corentin Horeau Corentin Horeau (MACSF), 2e : « J’ai adoré me retrouver seul à bord ! » Pour sa toute première course en tant que skipper sur le circuit IMOCA, Corentin Horeau a signé une entrée en matière particulièrement solide. Ce vendredi à 19h05’17, après 5 jours, 7 heures, 5 minutes et 17 secondes de mer, le Trinitain a coupé la ligne d’arrivée de la 1000 Race en deuxième position (avant jury), à 8 heures et 45 minutes du vainqueur Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance). Toujours incisif, régulièrement à l’attaque, il aura longtemps navigué au contact de Violette Dorange, Elodie Bonafous et Francesca Clapcich avant de parvenir à faire la différence dans les petits airs entre le waypoint Guy Cotten et la marque virtuelle Gallimard. Un décalage plus au sud que ses concurrentes directes lui a alors permis de conserver davantage de pression et de creuser un écart décisif dans une zone particulièrement piégeuse. Rapide, propre et lucide dans ses choix stratégiques, le skipper de MACSF boucle ainsi un premier grand test en solitaire très convaincant à bord de son IMOCA, avec des bases déjà prometteuses pour la suite de la saison. « Franchement, oui, cette deuxième place fait super plaisir. Je n’avais plus fait de solitaire depuis l’arrivée de la Solitaire du Figaro en 2023, donc ça commençait à dater un peu. Et en vrai, j’ai adoré me retrouver seul à bord. Tu n’as personne pour te dire ce que tu dois faire ou pas faire… Bon, après, te n’as aussi personne pour t’empêcher de péter les plombs dans la pétole ! (Rires) Avec les filles, on s’est livré une super bagarre. Les conditions n’étaient pas simples, il fallait énormément de patience. Avant le départ, quelqu’un m’avait dit : “Tu verras, en IMOCA, il faut tout faire doucement.” Ce n’est pas vraiment mon style d’habitude, mais j’ai essayé d’appliquer ça pendant toute la course. Finalement, ça aide énormément : tu anticipes mieux, tu fais moins de bêtises, tu réfléchis davantage avant d’agir. Et le résultat, c’est que le bateau est revenu nickel. Franchement, l’équipe MACSF a fait un boulot incroyable. Je n’ai jamais eu besoin de sortir la caisse à outils ! Pour une première course avec ce projet, finir sur le podium, c’est génial. Et puis derrière Sam (Goodchild)… bon, il était intouchable. Comme dirait Jimmy Gressier : “C’est un champion du monde.” Et honnêtement, ça se voyait sur l’eau. C’était beau de l’observer naviguer. Ça donne surtout envie d’aller chercher ce niveau-là pour la suite. Le petit break sur les filles avant Gallimard ? En fait, je voulais arriver plus par le sud dès le départ. Et plus la situation évoluait, plus ça me paraissait logique de continuer à descendre. Ça m’a permis de garder un petit décalage par rapport aux autres, mais il y a quand même eu un moment assez chaud. J’avais enchaîné quelques petits empannages dans du vent, puis d’un coup… plus rien. Une pétole totale, au milieu de nulle part. Je regardais les pointages, Sam avançait à 18 nœuds au large et moi j’étais planté là à me demander ce que je faisais ! Heureusement, une demi-heure plus tard, j’ai récupéré un nuage, le bateau est reparti à pleine vitesse et j’ai réussi à recoller. Mais oui… c’était quand même bien instable comme histoire. Et c’est aussi ce qui a rendu cette course aussi plaisante : il s’est passé plein de choses, il fallait rester dedans en permanence, et franchement, je me suis régalé. »

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2026.05.08 1000 race arrivée sam goodchild, macif santé prévoyance

SAM GOODCHILD EN GRAND VAINQUEUR !

Sam Goodchild en grand vainqueur Sam Goodchild « Je ne pouvais pas vraiment espérer meilleur début en solitaire avec ce projet » Annoncé comme le grand favori au départ de cette 5e édition de la 1000 Race, Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) a assumé son statut avec une impressionnante maîtrise. Déjà vainqueur la saison dernière de la Course des Caps – Boulogne sur mer – Banque Populaire du Nord, du Défi Azimut puis de The Ocean Race Europe en équipage, tenant du titre des IMOCA Globe Series, le skipper de MACIF Santé Prévoyance a cette fois signé des débuts tonitruants en solitaire en IMOCA. Ce vendredi 8 mai, à 10h09, après 4 jours 22 heures 19min et 56 secondes, il a coupé la ligne d’arrivée en patron au terme d’une course qu’il aura dominée presque sans partage. Très vite installé aux avant-postes dès la sortie de la baie de La Forêt, le navigateur n’a ensuite plus jamais quitté les commandes malgré une météo loin d’avoir épargné la flotte. Entre le DST d’Ouessant et les Scilly d’abord, puis dans les longues zones molles entre le waypoint Guy Cotten et la marque virtuelle Gallimard, les écarts n’ont cessé de se resserrer avant de se rouvrir brutalement au gré des pièges du golfe de Gascogne. Mais à chaque séquence clé, le franco-britannique a semblé naviguer avec un temps d’avance. Toujours dans le bon rythme, précis dans ses placements, inspiré dans ses choix stratégiques, il a exploité avec une remarquable justesse le potentiel de son IMOCA (le bateau vainqueur du dernier Vendée Globe avec Charlie Dalin) quelles que soient les conditions rencontrées. Petit temps piégeux, météo instable, longues séquences de reaching et de près : la course a constamment changé de visage sans jamais vraiment offrir de répit aux marins. Un terrain exigeant que Sam Goodchild a traversé avec un mélange de lucidité, de vitesse et de sérénité qui a fini par étouffer toute forme de suspense. À l’arrivée, l’écart dépassait les 100 milles sur son plus proche poursuivant. Une performance majuscule pour une première en solitaire, qui confirme un peu plus encore la place prise par Sam Goodchild parmi les références actuelles de la classe IMOCA. Interview.   Pour une première en solitaire sur cet IMOCA, difficile d’imaginer meilleur scénario. On imagine que cette victoire a une saveur particulière ? « Oui, carrément. C’était ma toute première course en solitaire sur ce bateau donc forcément je suis très heureux que ça se soit passé comme ça. On n’était que sept au départ, mais réussir à mener la course quasiment de bout en bout reste une vraie satisfaction. Et ce n’était pas si simple : il y avait beaucoup de transitions, du trafic de pêche, pas mal de moments où il fallait rester très concentré. Ce n’était pas seulement une question de vitesse pure. Mais le bateau a été irréprochable du début à l’arrivée, je n’ai eu aucun souci technique, ce qui m’a permis de rester pleinement focalisé sur la performance. Donc oui, forcément, je suis très content de la manière dont tout s’est déroulé. » On a eu l’impression que vous étiez rapide dans toutes les phases de jeu malgré des conditions très variées… « Oui, et c’est forcément très encourageant. On a beaucoup travaillé cet hiver avec l’équipe pour faire évoluer certains détails sur le bateau, notamment dans les phases de transition ou les conditions un peu compliquées, et on sent que tout ça va dans le bon sens. Cette 1000 Race était intéressante parce qu’on a vraiment eu un peu de tout : du reaching rapide, du portant, du près, de longues phases de molle… Sur le bord entre le Fastnet et le waypoint Guy Cotten, on a dépassé plusieurs fois les 30 nœuds, donc ça a permis de bien découvrir le bateau en solitaire dans des conditions variées. Ce n’était pas non plus la mer la plus dure qu’on puisse rencontrer, ce qui m’a plutôt arrangé parce que c’est là que MACIF Santé Prévoyance est le plus exigeant, mais pour une première, le parcours était vraiment très complet. » Avec plus de 100 milles d’avance à l’arrivée, vous avez quand même largement dominé les débats… « La météo a quand même beaucoup joué dans cette histoire. Il y a eu plusieurs moments où les autres sont revenus par derrière et puis à un moment c’est moi qui ai réussi à repartir avant eux dans la molle. L’option sud prise avant la marque virtuelle Gallimard m’a aussi aidé à creuser un écart important. Donc ce n’est pas uniquement une question de vitesse pure. Mais c’est vrai que le bateau va vite, il faut être honnête là-dessus. C’est un super IMOCA. Et surtout, on a une équipe qui travaille énormément. Je n’ai eu aucun problème pendant la course, ce qui m’a permis de rester concentré quasiment à 100 % sur la performance et la stratégie. Qu’est-ce qui vous rend le plus satisfait sur cette victoire ? « Je pense surtout le fait d’avoir réussi à être propre dans l’ensemble. Bien sûr, j’ai fait deux ou trois petites erreurs et il y a toujours des choses qu’on aimerait mieux faire la prochaine fois – c’est un peu notre maladie dans ce milieu – mais rien de grave, rien de cassé. Si l’équipe ne découvre pas de mauvaise surprise en inspectant le bateau, alors oui, ce sera une vraie réussite. Et puis je suis surtout heureux pour tous les membres du team. Ils bossent comme des fous toute l’année. Ma partie du travail, c’est d’essayer de gagner des courses, donc forcément quand ça marche, ça fait plaisir. J’ai le sentiment d’avoir été à la hauteur du travail réalisé autour du projet. » Vous semblez aussi avoir plutôt bien géré physiquement la course… « Oui, même si cette dernière nuit n’a pas été simple avec énormément de pêche sur le plateau continental. Je me suis retrouvé au milieu des bouées et je n’ai pas réussi à vraiment me relâcher. Je me disais que ce serait quand même dommage de finir

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Infos arrivées

Infos arrivées Quelques informations concernant les arrivées :  Après avoir franchi la ligne d’arrivée, les marins rejoindront le port de Concarneau : les 4 premiers IMOCA seront amarrés en face de Mer Concept et les 3 suivants en face du restaurant La Coquille. Les ETA (heure locale) MACIF Santé Prévoyance : vendredi entre 10h et 10h30  MACSF : vendredi entre 16h et 19h  Initiatives Coeur : vendredi entre 19h et 21h  Association Petits Princes – Quéguiner : vendredi entre 19h30 et 21h30 11th Hour Racing : vendredi entre 20h et 23h  Café Joyeux : samedi entre 6h et 10h  APRIL Marine recherche Co-Partenaire : samedi entre 7h et 11h 

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Le golfe retient son souffle

Le golfe retient encore son souffle Une partie de la flotte de la 1000 Race a désormais débordé le waypoint Gallimard, franchi en premier ce jeudi matin à 5h08 par Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), tandis que d’autres bataillent encore dans les derniers pièges de la molle. Mais pour les leaders, le décor a changé : place désormais au grand bord final vers Concarneau. Le premier est attendu demain entre à partir de 11 heures sur les pontons finistériens quand les derniers concurrents devraient couper la ligne dans la nuit de vendredi à samedi, entre 1h et 5h. Une dernière remontée au près dans un flux d’est bien installé, mais loin d’être une formalité. Car dans le golfe de Gascogne, les dépressions cut-off ont parfois le sens du timing d’un grain de sable glissé dans une mécanique bien huilée : tout semble simple… jusqu’au moment où ça cesse brusquement de l’être. Goodchild et Horeau accélèrent avant le dernier grand bord Le plus dur n’est peut-être pas encore derrière eux, mais Sam Goodchild et Corentin Horeau (MACSF) ont clairement réalisé la bonne opération dans la molle de ces dernières heures. Après avoir mieux résisté que le reste de la flotte dans les petits airs de la nuit, les deux hommes ont retrouvé ce jeudi des vitesses à deux chiffres et abordent le grand bord final vers Concarneau dans les meilleures dispositions. En tête, le skipper de MACIF Santé Prévoyance continue de contrôler la situation sans pour autant relâcher son attention. « C’est un peu le dernier rush », glissait-il ce jeudi matin, déjà concentré sur les deux derniers gros pièges de cette fin de parcours : une transition délicate et une cellule pluvieuse capables de redistribuer les cartes en quelques instants. « Après, il y aura sans doute d’autres pièges, mais ce sont vraiment les deux points sur lesquels j’ai l’œil. » Avec son avance, le Franco-britannique peut désormais davantage se concentrer sur sa propre trajectoire que sur le jeu de ses poursuivants. « Après la marque Gallimard, j’ai fait le choix d’aller chercher un vent plus solide en partant à 90° de la route. C’est toujours un peu inconfortable de quitter une situation stable pour parier sur quelque chose qu’on ne voit pas encore vraiment, mais derrière ils étaient encore dans la molle, donc il fallait oser. » Une chose est sûre : après avoir beaucoup récupéré ces dernières heures, Sam aborde cette dernière ligne droite avec davantage de fraîcheur. « Je me sens beaucoup mieux maintenant. J’ai réussi à bien dormir après les journées très instables du début de course, et ça change énormément pour attaquer ce dernier bord. » Entre les trois filles, le match devient incandescent Derrière le duo de tête, impossible de détourner les yeux du combat que se livrent Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), Violette Dorange (Initiatives Cœur) et Francesca Clapcich (11th Hour Racing). Les trois navigatrices, qui s’entraînaient encore ensemble il y a quelques semaines dans le cadre des stages du Pôle France Finistère Course au Large, passent sans transition du statut de partenaires d’entraînement à celui d’adversaires directes pour le podium. Et le plus fou, c’est sans doute l’intensité de cette bataille à trois après déjà quatre jours de mer. « Hier soir, j’avais l’impression d’être revenue à l’entraînement en Figaro Beneteau à Port-la-Forêt », racontait Elodie Bonafous. « Voir Francesca bord à bord, se retrouver à portée de voix après autant de temps de course, c’était presque irréel. » Dans cette pétole où le moindre souffle d’air vaut presque un ticket de Loto gagnant, les trois concurrentes se rendent coup pour coup sans jamais relâcher la pression. « On est quasiment collées toutes les trois. Dans ces conditions-là, tu veux être la première à relancer dès qu’un peu d’air revient, donc tu restes sous pression en permanence. » Pour la Finistérienne, cette nuit restera aussi comme une petite victoire personnelle. « La pétole, ça n’a jamais vraiment été mon terrain préféré en Figaro Beneteau. Souvent, je m’en sortais un peu moins bien que les autres quand le vent revenait. Alors avoir réussi à repartir en premier cette fois, franchement, ça me fait super plaisir. » Depuis ce matin, les vitesses ont enfin retrouvé des couleurs et les trois bateaux avancent désormais à des allures beaucoup plus conformes à leur potentiel. « Là, ça ne rigole plus du tout ! », riait encore la navigatrice d’Association Petits Princes – Quéguiner. « On est à 6-7 nœuds et, comparé à cette nuit, ça ressemble presque à une descente de col en vélo ! »  Mais cette histoire-là est encore très loin d’avoir livré son verdict. Car le grand bord de près jusqu’à Concarneau pourrait encore rebattre les cartes entre les trois navigatrices. « Le bateau de Violette va vite au près, celui de Francesca aime moins cette allure… Moi, il va falloir que je sois vraiment au taquet si je veux tenir. Quand ça se joue aussi serré, chaque dixième de mille grappillé finit par prendre une valeur folle ». Philosophie, patience… et football Plus au nord, la situation reste beaucoup plus délicate pour Nico d’Estais et Arnaud Boisisères (APRIL Marine – Recherche co-partenaires) encore englués dans les dernières zones sans pression. Les vitesses peinent parfois à dépasser deux nœuds et les trajectoires ressemblent davantage à des zigzags de survie qu’à de grandes inspirations tactiques. Mais le skipper de Café Joyeux garde, lui, un calme et un humour imperturbables. « Dans la molle, peu importe le bateau, ça ne marche pas très bien », résumait-il avec philosophie. « Là, les voiles font flop flop… j’ai donc arrêté de vouloir faire compliqué. Je vais tout droit vers la marque virtuelle et finalement ça marche aussi bien ! » Le navigateur assume même une certaine affection pour ces longues heures suspendues. « Je ne suis pas un grand stressé de la pétole. J’aime bien ça… enfin, j’aime bien prendre mon mal en patience. Et puis on a eu de quoi se divertir avec les matchs d’Arsenal et du PSG. » Pendant que certains surveillent la tête de course, lui préfère regarder dans le rétroviseur. « Avec Cali,

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